Contrairement au célèbre générique de South Park, où l’on nous invite à venir pour la simple et bonne raison que « Y’a de la place pour se garer, tout le monde vous dit bonne journée » il n’y a pas, près de Bastia Coworking, de places pour se garer. Du moins pas beaucoup. Comme partout dans le reste de la ville.

Et ce qui nous a souvent été pointé du doigt comme un défaut majeur par de nombreux observateurs extérieurs s’avère finalement peu contrariant, puisque 80% de nos membres vivent en centre-ville, et viennent donc au bureau… à pieds.

L’argument « place pour se garer » est-il forcément pertinent ? A l’heure ou de plus en plus de gens s’éloignent de la ville pour vivre à Furiani, Biguglia, Borgu, ou toutes ces proches cités de ce que l’on appelle le péri-urbain ? Est-il pertinent de vouloir rejoindre le centre-ville à tout prix ?

Ne serions-nous pas vraiment mieux dans de vastes espaces en dehors de la ville, encerclés de centre-commerciaux titanesques, avec vue sur un superbe parking et une brasserie – certes bien décorée – coincée entre deux magasins aux enseignes immondes ou un fast-food pour déjeuner à midi ?

Une partie de la réponse, que nous ne saurions apporter nous-même, se trouve peut-être dans la BD de vulgarisation économique ECONOMIX, de Michael Goodwin, dans laquelle il narre l’Histoire de l’économie américaine, qui vous vous en doutez, a vite déteint sur nos économies européennes.
NB: Le modèle mentionné dans les planches ci-dessous est un modèle qui a pris place dans les années 1950 aux USA. Et qui a vite montré ses limites en terme de cohésion sociale, d’emplois qualifiés, etc. Ce même modèle qu’on essaie de nous vendre aujourd’hui en Corse comme un modèle novateur… 60 ans plus tard.

 

Economix p.147

Economix – Michael Goodwin – Version FR aux éditions Les Arènes